Comment sécuriser facilement ses fenêtres ? Un exemple avec la maison de Naya.


Naya, adoptée en novembre 2019


« Je pense beaucoup à Naya », ai-je envoyé innocemment un lundi après-midi à mon compagnon, profitant d’un jour de congé bien mérité.


La petite chatte aperçue sur le compte Instagram de l’école du chat de Clichy me trottait dans la tête et je n’étais pas la seule, puisqu’elle avait littéralement fait exploser le compteur de « likes. ».


« Moi aussi », m’a-t-il confessé quelques minutes plus tard. Et pourtant, c’était lui le plus réticent à adopter : « Et les vacances ? », « Et la litière ? », « Et le vétérinaire ? »...


Autant de questions (auxquelles j’avais déjà toutes les réponses) oubliées en apercevant la petite bouille de Naya sur son écran de smartphone.


A la réception de ce sms, je contacte dans la foulée la famille d’accueil de notre future protégée.


Je tombe sur Marie-Pierre, bénévole enthousiaste, elle aussi sous le charme de la belle, qui nous confie qu’elle est très courtisée.


Pour se démarquer et pouvoir accueillir cette perle rare, Marie-Pierre nous expose la condition sine qua non : faire sécuriser nos fenêtres pour lutter contre la première cause de mortalité du chat domestique, à savoir la chute.


C’est d’ailleurs fortement conseillé, voire obligatoire pour toutes les adoptions via l’association.

Un peu découragée mais pas abattue, je raccroche en assurant que je me renseignerais sur le sujet, peu optimiste.


Pourtant, ayant une petite heure devant moi, je me renseigne, sans trop y croire.

Je fais une croix sur les services de professionnels, bien trop coûteux pour notre foyer (comptez environ 200 euros par fenêtre : le travail est soigné, et sûr, mais pas à la portée de toutes les bourses).


En cherchant un peu, je trouve plusieurs tutos adaptés aux (petits) bricoleurs que nous sommes, et après plusieurs discussions par mail avec Marie-Pierre, et négociations avec mon compagnon, notre solution est trouvée !


Elle combine plusieurs techniques glanées en ligne, et beaucoup de débrouillardise.

A noter qu’elle est adaptée à nos fenêtres en particulier, qui possèdent une rambarde haute d’un mètre ainsi qu’un petit rebord.



Nous commençons par l’achat d’un filet renforcé pour nos fenêtres, trouvé sur Zooplus.

Attention, il faut être très méticuleux pour prendre les mesures de toutes ses fenêtres.

Ensuite, tout s’est joué avec ce que nous avons trouvé à Bricorama et avec l’aide d’un

membre de notre famille très manuel.

Nous avons essayé de reproduire une sorte de « cadre » qui puisse se poser sur la fenêtre mais à la sauce McGyver (comprendre : amateur).

Sécuriser ses fenêtre sans percer (ni ses murs, ni son porte-monnaie)


Budget : environ 15 à 20 euros par fenêtre

Temps : 45 minutes à 1h30 par fenêtre (selon votre débrouillardise)


Attention ce « tuto » ne correspondra peut être pas à tous les types de fenêtres : les

nôtres ont une petite barrière à l’extérieur, ainsi qu’un rebord, ce qui nous a beaucoup

aidé pour fixer le filet sans percer.


Le matériel (pour une fenêtre) :


- Le filet Trixie découpé pour faire la taille de la fenêtre (comptez au moins 1m80 de hauteur surtout pour les chats grimpeurs)

- Deux grandes tiges de métal (habituellement utilisées sur les chantiers) qui feront office de tuteur

- Une tige en bambou qui devra faire la taille de votre fenêtre à l’horizontal

- Des attaches en plastique

- De bons ciseaux


Nous vous conseillons d’être à deux pour ce bricolage.





Le déroulé:


1. L’étape la plus laborieuse sera de découper dans le filet un morceau de la taille de la fenêtre : attention car la texture étant un peu « élastique » il faut réussir à le mettre à plat pour trouver la bonne mesure. Et à vos ciseaux !


2. Commencez ensuite par fixer le filet sur la tige grâce aux attaches en plastique, nouées méticuleusement tous les 10 centimètres environ. Puis, répétez l’opération avec l’autre extrémité du filet sur la seconde tige en métal.


3. On se retrouve ensuite avec une sorte de « cadre » encore assez maniable, que nous venons placer sur la fenêtre, en veillant à bien caler les tiges en métal tout à l’extrémité.

Si vous avez des volets, pas de panique, nous aussi : assurez vous simplement d’avoir suffisamment de « jeu » entre les volets et la petite barrière pour ne pas galérer à chaque ouverture.







4. N’hésitez pas à user et abuser des petites attaches en plastiques : elles sont solides et ne bougent plus une fois fixées. Elles ne coûtent pas grand-chose, et mieux vaut en avoir trop que pas suffisamment afin de s’assurer que les tiges en métal ne bougent plus.



NB : « Nous avons placé ces attaches en plastique tout le long de la rambarde du bas, en plus de les avoir utilisés pour fixer le filet sur la tige métallique »



5. Le gros du travail est fait, mais le haut du filet n’est pas encore bien tendu et devrait « pendre » sur le devant, ce qui est peu esthétique.

D’où la tige en bambou, que l’on viendra (en faisant TRÈS attention à ne pas perdre l’équilibre) fixer en hauteur, toujours grâce aux attaches en plastique, en angle droit avec les tiges en métal.




A noter que cette étape n’est pas forcément obligatoire : par exemple, nous ne l’avons pas fait dans notre chambre, et cela rempli pour autant très bien sa fonction sécurisante. C’est simplement moins esthétique et rébarbatif au moment de fermer nos volets, qui se prennent parfois dans le filet.



NB : « On peut voir ici que le filet pendouille vers l’avant, mais la fenêtre reste sécurisée, surtout que Naya n’a pas du tout la place de sauter aussi haut ».


Et voilà, avec un peu d’huile de coude, deux de nos trois fenêtres sont sécurisées pour un moindre coût. La dernière, celle de la cuisine que nous ouvrons très peu, sera équipée pour l’été.Nous avons voulu, en concertation avec l’école du chat, pouvoir la partager avec les futurs adoptants, mais encore une fois, celle-ci ne correspond pas forcément à tous les types de fenêtre.


Et Naya dans tout ça ?


Nous avons donc finalement accueilli la petite Naya mi-novembre.

Celle-ci nous a très vite surpris, car très peu craintive, elle a exploré en vitesse tout l’appartement, sans montrer la moindre inquiétude.

Très silencieuse la nuit, elle dort généralement au chaud dans un tiroir sous notre lit, ou sur son plaid préféré plié sur le tapis à nos pieds.

Il nous a fallu quelques jours avant de trouver des jeux qui la satisfasse car Madame ne mord pas à tous les hameçons.

Aujourd’hui, élastiques à cheveux, ficelles, et jouets à plumes sont sur le podium de ses objets préférés et peuvent l’occuper des heures durant.

Nous avons fait l’acquisition d’un bel arbre à chat d’environ 1 mètres 50 sur Zooplus, car Naya adore être en hauteur.

Un investissement raisonnable (60 euros), qui en valait la peine, puisqu’elle y passe de nombreuses heures à dormir, jouer, faire ses griffes...

Pour le reste, tout a été trouvé sur Le Bon Coin en quelques clics et pour quelques euros : une caisse de transport à 3 euros, un hamac à fixer sur la fenêtre pour 12 euros...

Le marché de l’occasion a beaucoup à offrir pour nos compagnons à poils, il est important d’y penser.

En bref, nous ne regrettons pas les quelques heures passées à se creuser la tête pour sécuriser nos fenêtre : c’est un vrai bonheur de la voir observer des heures durant ce qui s’y passe.


Pour les câlins, Naya n ‘est pas du genre à venir s’installer sur vos genoux, mais elle se laisse caresser à certains moments particuliers, de préférence quand le soleil illumine le salon, ou au matin, quand elle se glisse pour quelques minutes sous la couette.


Chaque semaine, notre petite protégée se montre plus à l’aise, n’hésitant pas à devenir de plus en plus « elle même », et renforçant un peu plus notre lien.


C’est un vrai bonheur que de la voir s’épanouir !




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